Un peu d’histoire et de vocabulaire…

Les blasons nous viennent du Moyen Âge. On désigne ainsi un ensemble de formes et de couleurs qui permettent de reconnaître un individu, une famille, une ville etc. La science des blasons est appelée Héraldique, elle s’appuie sur un système précis qui régit la composition et la compréhension des blasons. L’héraldique possède son propre vocabulaire qu’il faut connaître avant de créer son propre blason.

L’élément central du blason s’appelle l’écu. Il peut prendre plein de formes différentes (triangle, losange, pointe arrondie…)

Crée ton blason

Sur l’écu, on applique une couleur, l’émau, un métal ou une fourrure. Les émaux sont les gueules (rouge), l’azur (bleu), le sinople (vert), le sable (noir) et le pourpre (violet). Les métaux sont l’or (jaune) et l’argent (blanc). Les fourrures sont le vair et l’hermine.

Sur l’écu, on ne peut pas utiliser deux couleurs du même groupe.

Crée ton blason

Pour composer son blason, on peut le laisser « plain » c’est-à-dire sans séparation ou le diviser : verticalement (le parti), horizontalement (le coupé), en biais de droite à gauche (le taillé) ou de gauche à droite (le tranché), voire le séparer en quatre (en sautoir).

Crée ton blason

On utilise également des figures (dessins) Ce sont des animaux réels (le lion et l’aigle sont les plus utilisés) ou des êtres fantastiques : le griffon (mi-aigle mi-lion), le dragon (aigle à queue de serpent), la licorne… On trouve aussi des végétaux (la rose, le chêne). Il y a différentes formes géométriques ; les divers croix voire le soleil et la lune (croissant).

À ton tour de créer ton propre blason !

1. Tout d’abord, télécharge ton écu.

2. Choisis la ou les figures que tu dessineras sur ton écu.

3. Choisis ensuite la couleur de fond de ton écu (aussi appelé le champ) et la couleur de (ou des) figures. Attention, si tu choisis un champ avec un émau, ta figure doit être en métal et inversement.

Chaque couleur a sa signification, ce qui peut t’aider à choisir :

4. Tu peux aussi ajouter une devise à placer sous ton blason, une phrase importante pour toi ou ta famille. Et voilà ! Ton blason est prêt !

Crée ton blason

Découvrez l’histoire du roi Dagobert et de la fameuse comptine !

Un peu d’histoire – Le roi Dagobert

Tout le monde connaît la chanson du roi Dagobert, mais d’où vient-elle ?
En fait, elle n’a pas été écrite pour se moquer de Dagobert. Ce roi de Bourgogne, puis roi des Francs au VIIe siècle, ne mettait pas sa culotte à l’envers. C’est à la Révolution que les Sans-culottes ont inventé cette chanson pour se moquer du roi Louis XVI, sans le nommer, et donc sans risquer la prison.

Qui était Saint Éloi ?

Saint Éloi était l’évêque de Noyon, il était aussi le ministre des Finances du roi Dagobert I. Il est aussi réputé pour avoir chassé des géants du carnaval de Dunkerque.

Selon la légende, Dagobert était tellement distrait qu’il avait l’habitude de mettre ses culottes (ses braies, pantalons) à l’envers. Myope, Dagobert avait l’habitude de se prendre les pieds dans les tapis et de chuter, sous les regards médusés des témoins. Bon vivant et populaire, il riait bien souvent de sa propre personne. Le respect dû au roi a fait passer sa distraction proverbiale pour une simple légende.

Un peu d’histoire – Le roi Dagobert

La comptine

Un peu d’histoire – Le roi Dagobert

Le bon roi Dagobert
A mis sa culotte à l’envers ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Votre Majesté
Est mal culottée.
C’est vrai, lui dit le roi,
Je vais la remettre à l’endroit.

Le bon roi Dagobert
Chassait dans la plaine d’Anvers ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Votre Majesté
Est bien essoufflée.
C’est vrai, lui dit le roi,
Un lapin courait après moi.

Le bon roi Dagobert
Voulait s’embarquer pour la mer ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Votre Majesté
Se fera noyer.
C’est vrai, lui dit le roi,
On pourra crier : « Le Roi boit ! ».

Le bon roi Dagobert
Mangeait en glouton du dessert ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Vous êtes gourmand,
Ne mangez pas tant.
Bah, bah, lui dit le roi,
Je ne le suis pas tant que toi.

Le bon roi Dagobert
Avait un grand sabre de fer ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Votre Majesté
Pourrait se blesser.
C’est vrai, lui dit le roi,
Qu’on me donne un sabre de bois

Le roi faisait des vers
Mais il les faisait de travers ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Laissez aux oisons
Faire des chansons.
Eh bien, lui dit le roi,
C’est toi qui les feras pour moi.

Le bon roi Dagobert
Craignait d’aller en enfer ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Je crois bien, ma foi
Que vous irez tout droit.
C’est vrai, lui dit le roi,
Ne veux-tu pas prier pour moi ?

Quand Dagobert mourut,
Le diable aussitôt accourut ;
Le grand saint Éloi
Lui dit : Ô mon roi !
Satan va passer,
Faut vous confesser.
Hélas, lui dit le roi,
Ne pourrais-tu mourir pour moi ?

On s’est invité dans l’appartement d’Héloïse Solt, l’illustratrice de À la recherche du doudou perdu et de la série Le roi Dagobert, pour lui poser quelques questions.

Découvrez ses inspirations, ses rituels et son doudou préféré !

Qu’est-ce que tu préfères dessiner ?
Quelles sont tes inspirations ?
As-tu des petits rituels de création ?
Comment était ton doudou ?